
La mousson cette nuit a fait tomber encore plus d'eau sur le bungalow qu'hier. Le programme de la journée, la dernière du tour, sera plus détendue avec des baignades au pieds de chutes d'eau. Nous quittons Kakadu pour le parc de Litchfield. En chemin je peux apercevoir un de ces gigantesques camions qui tractent sans peine trois remorques à bestiaux. Les premières chutes, les Wangi falls, sont spectaculaires. Il y a en fait deux jets, l'un plus fin court sur la gauche tandis que celui de droite, très large, fait jaillir de gros panaches d'eau et d'air dans ses multiples rebonds. Suivant la direction du vent on se fait asperger. On ne peut pas se baigner car le niveau de l'eau, plus élevé que pendant le
dry, permet aux crocodiles d'y accéder. Ca n'est pas le cas des chutes suivantes, les Florence falls. L'endroit est déjà occupé par une petite foule. Il faut nager assez vigoureusement pour s'approcher du point de chute car il y a du courant. Directement sous le flux il est difficile de respirer tellement l'eau tombe drue. Après s'être copieusement rafraîchi nous suivons le cours de l'eau, ce qui nous mène à une première cascade puis à une seconde, elle aussi colonisée par un bataillon touristique. Cette dernière est sur plusieurs niveaux entre lesquels on peut facilement se glisser. Je suis tellement occupé à me faire masser par le courant et à sauter dans les trous d'eau que je ne prends pas de photo, oups.








La dernière étape du voyage nous permet d'observer de plus près les termitières que l'on s'était contenté d'observer à travers la vitre tout au long du chemin. Les termites "cathédrales" agrandissent leur maison à raison d'un mètre tous les dix ans et les termitières que l'on observe ont environs sept à huit mètres de haut! La paroi, constituée de boue, d'excrément et de salive de termite, est extrêmement solide et sonne creux. Les différentes ailettes qui constituent le monticule assure d'avoir toujours une partie du bâtiment à l'ombre, et donc une température acceptable pour ses habitants. D'autres animaux, lézards, oiseaux, insectes, peuvent venir également s'y abriter. Les aborigènes considèrent les termitières comme de véritables super marché ou la nourriture est assurée. Les termites magnétiques utilisent une stratégie légèrement différente pour rafraîchir leur demeure. Leur termitière est plate et dressée à la verticale, afin que le soleil au zénith n'éclaire que la tranche tandis que le soir et le matin il réchauffe la partie plane. En effet ces termitières sont toujours orientées nord-sud, d'où le nom de termite magnétique. Elles ne se rencontrent que dans les zones herbeuses correspondant au lit de rivière au plus de fort de la saison humide. Il y en a tellement et toutes orientées dans le même sens que l'on se prend étrangement à penser à un cimetière ou à un alignement de Carnac.





On me dépose devant mon backpacker minable que j'avais payé d'avance depuis Brisbane. La réception est fermée, la chambre que l'on m'a allouée est un dortoir de six lits, dont cinq sont déjà occupé. L'occupant sous le lit vide (ce sont des lits superposés) est somnolant et empeste l'alcool. Je prends mon sac et vais prendre une chambre dans l'auberge de jeunesse de l'autre côté de la rue. Il y a des limites quand même. Le nouvel hôtel beaucoup plus propre. De plus J'y retrouve deux des allemandes du tour, Eva et Vera, avec qui je m'entendais bien et on se propose de visiter ensemble Darwin les deux jours suivants.