dimanche 30 décembre 2007

CrocRodiles

Après un trajet en bus interminable (le dimanche à Darwin il vaut mieux marcher apparemment), Eva, Vera et moi nous arrivons au parc Crocodylus. Les sournois reptiles dentés y sont de toutes les tailles, en grand nombre et parfois seulement séparés des visiteurs par un unique grillage qui me semble personnellement un peu frêle. Les "croc's" sont ici élevés pour la recherche mais également pour la viande et la peau. Certains ont été capturés dans leur milieu naturel car ils y étaient gênants. Par exemple le vieux 'Eric' qui boulottait des hélices de bateau alors qu'elles étaient en fonctionnement. Les "salties" et les "freshies" sont véritablement entassés dans certains enclos. Des morceaux de poulet sont présentés aux animaux au bout d'une canne à pêche ou à l'aide d'un système de poulies. Les gros bestiaux sautent malgré leur poids énorme (une demi-tonne parfois). Leurs mâchoires se referment avec un claquement puissant et bref (deux tonnes de pression d'après le commentateur). Des parents ont amenés leur gamin observer le carnage.
C'était ma dernière journée à Darwin et le soir je dis au revoir aux copines. L'avion décolle à 1h40 du matin (le 31) et atterrit à environ 6h (avec 30min de décalage horaire, ben oui ça existe!).















samedi 29 décembre 2007

Darwin et son musé

A la fatigue du voyage s'ajoute une pluie continue et lénifiante. Le seul objectif raisonnable pour la journée est le musé de Darwin ou l'on découvre d'abord des tableaux et scultures aborigènes. Dans la partie consacrée aux animaux locaux je peux observer la fameuse méduse boîte, qui est mortelle, et qui empêche tout un chacun tenant à sa peau de nager au bord de la plage de Darwin. Une portion du musé est consacrée au cyclone Tracy qui a quasiment effacé Darwin la veille du jour de Noël 1974. Les visiteurs peuvent même revivre l'évènement grâce à une bande son originale, enregistré dans une des maison de la ville. On est enfermée dans une petite pièce sans lumière pendant qu'on entend les sifflement aigus du vent et les collisions au dehors. Bien flippant.

vendredi 28 décembre 2007

Les chutes de Litchfield

La mousson cette nuit a fait tomber encore plus d'eau sur le bungalow qu'hier. Le programme de la journée, la dernière du tour, sera plus détendue avec des baignades au pieds de chutes d'eau. Nous quittons Kakadu pour le parc de Litchfield. En chemin je peux apercevoir un de ces gigantesques camions qui tractent sans peine trois remorques à bestiaux. Les premières chutes, les Wangi falls, sont spectaculaires. Il y a en fait deux jets, l'un plus fin court sur la gauche tandis que celui de droite, très large, fait jaillir de gros panaches d'eau et d'air dans ses multiples rebonds. Suivant la direction du vent on se fait asperger. On ne peut pas se baigner car le niveau de l'eau, plus élevé que pendant le dry, permet aux crocodiles d'y accéder. Ca n'est pas le cas des chutes suivantes, les Florence falls. L'endroit est déjà occupé par une petite foule. Il faut nager assez vigoureusement pour s'approcher du point de chute car il y a du courant. Directement sous le flux il est difficile de respirer tellement l'eau tombe drue. Après s'être copieusement rafraîchi nous suivons le cours de l'eau, ce qui nous mène à une première cascade puis à une seconde, elle aussi colonisée par un bataillon touristique. Cette dernière est sur plusieurs niveaux entre lesquels on peut facilement se glisser. Je suis tellement occupé à me faire masser par le courant et à sauter dans les trous d'eau que je ne prends pas de photo, oups.










La dernière étape du voyage nous permet d'observer de plus près les termitières que l'on s'était contenté d'observer à travers la vitre tout au long du chemin. Les termites "cathédrales" agrandissent leur maison à raison d'un mètre tous les dix ans et les termitières que l'on observe ont environs sept à huit mètres de haut! La paroi, constituée de boue, d'excrément et de salive de termite, est extrêmement solide et sonne creux. Les différentes ailettes qui constituent le monticule assure d'avoir toujours une partie du bâtiment à l'ombre, et donc une température acceptable pour ses habitants. D'autres animaux, lézards, oiseaux, insectes, peuvent venir également s'y abriter. Les aborigènes considèrent les termitières comme de véritables super marché ou la nourriture est assurée. Les termites magnétiques utilisent une stratégie légèrement différente pour rafraîchir leur demeure. Leur termitière est plate et dressée à la verticale, afin que le soleil au zénith n'éclaire que la tranche tandis que le soir et le matin il réchauffe la partie plane. En effet ces termitières sont toujours orientées nord-sud, d'où le nom de termite magnétique. Elles ne se rencontrent que dans les zones herbeuses correspondant au lit de rivière au plus de fort de la saison humide. Il y en a tellement et toutes orientées dans le même sens que l'on se prend étrangement à penser à un cimetière ou à un alignement de Carnac.







On me dépose devant mon backpacker minable que j'avais payé d'avance depuis Brisbane. La réception est fermée, la chambre que l'on m'a allouée est un dortoir de six lits, dont cinq sont déjà occupé. L'occupant sous le lit vide (ce sont des lits superposés) est somnolant et empeste l'alcool. Je prends mon sac et vais prendre une chambre dans l'auberge de jeunesse de l'autre côté de la rue. Il y a des limites quand même. Le nouvel hôtel beaucoup plus propre. De plus J'y retrouve deux des allemandes du tour, Eva et Vera, avec qui je m'entendais bien et on se propose de visiter ensemble Darwin les deux jours suivants.

jeudi 27 décembre 2007

Kakadu - Gubara et la Mary river

Le bus 4x4 nous conduit aujourd'hui au site de Gubara où nous effectuons une marche sur un sentier parfois inondé ou envahi par des broussailles. On arrive à une petite cascade qui marque normalement la fin du parcours. Comme les conditions de température (il fait moins de 40 degrés grâce au ciel nuageux et à la pluie fine!) et d'accessibilité (cette partie n'est pas encore inondée) sont idéales, on continue la marche qui se transforme rapidement en une véritable escalade. On arrive à un large surplomb rocheux qui protège de très belles peintures rupestres, comportant notamment des chasseurs et des mains négatives. On abandonne momentanément nos sacs pour grimper au sommet de la roche en passant par une cisaille. La vue environnante est là encore magnifique. Sur le chemin du retour on fait un halte sur une berge où il est possible de nager.





















L'après-midi nous reprenons le long trajet vers la Mary river où le batelier cette fois nous attend. Nous naviguons au milieu de champs de nénuphars et observons différentes espèces d'oiseaux: des milans siffleurs, des oiseaux serpents (qui se sèchent sur une pierre ou dont on n'aperçoit qu'un cou ondulant au milieu des nénuphars, des jabirus qui sont tels des cigognes au gros bec et à la tête charbonneuse. Mais le plus grand jeu est de trouver les crocodiles. Les "freshies", avec une gueule étroite, sont faciles à repérer car ils se tiennent sur la berge par peur des "salties", qui ont un gueule large et un corps plus massif (jusqu'à 8m!). Les "crocs" se tiennent parfois la gueule ouverte pour éviter la surchauffe de leur petit cerveau. Seule la tête des "salties" surnage, ils plongent et reparaissent à l'improviste. Leurs yeux aux reflets dorés sont d'une froideur mécanique. Ceci ne nous empêche nullement de terminer la journée par un repas très carnassier, un traditionnel barbecue.