samedi 29 septembre 2007

Le rocher plat

Ce weekend j'ai rechaussé les palmes mais cette fois grâce à Ute. Ute est une copines du labo ainsi que la responsable du bon fonctionnement des RMN. Elle m'a proposé de venir plongée avec un opérateur de Stradbroke island. Samedi, a 6h du matin je suis dans une veille voiture pilotée par le compagnon d'Ute, Roald. Je dis piloté parcequ'on est un peu en retard, alors pour ne pas rater le ferry... Finalement on arrive même en avance (encore un truc incompréhensible des vitesses relativistes!) et on rejoint le groupe des autres plongeurs. Plus tard au local de plongée, habillés de pieds en cap et près à partir, on a encore un coup de chaud. Le vieux 4x4 mangé de rouille qui sert à tracter le bateau ne veut pas démarrer. Roald lui donne un coup sur la caboche (avec une barre de fer!) ce qui a pour effet de ressusciter l'engin. Un homme de l'art. Il faut admettre que le bateau est plus confortable que celui du club, d'une part il est plus large et est donc moins douloureux pour les fessiers (pour le ventre également), et d'autre part il a un toit qui permet de ne pas se faire complètement brûler par le soleil. Deux minutes après avoir démarrer le moteur (mis en eau directement sur une plage), des dauphins viennent sauter à quelques mètres de nous tandis qu'on aperçoit des jets d'eau de baleine un peu plus loin. Ca ne s'annonce pas trop mal non? La première destination est Flat Rock, c'est un bout de terrain sous-marin, plat (!), avec trois crevasses qui forment un H. Deux des crevasse sont très larges et parallèles tandis que la troisième, orthogonale aux deux premières, est plus étroite (Euclide est content). J'ai pris l'appareil photo pour la première plongée. Je me concentre d'abord sur des petites choses sur les rochers, des crabes, des anémones, un joli vers, avant de tomber sur des bestioles plus massives: des requins taureaux (appelés Grey nurse par ici mais qui n'ont rien avoir avec le requin nourrice) se cachaient dans la petite crevasse. Les photos ne rendent pas bien l'échelle, ces poissons mesurent entre deux et trois mètres et sont bien plus épais qu'un homme (même bien "entraîné"). Ils ont de belles rangées de dents avec une bouche constemmant ouverte mais ils sont inoffensifs pour l'Homme si on ne les chatouillent pas. J'étais même tellement concentré sur mon petit écran (reporter est un métier) que je ne me suis pas rendu compte que je me trouvais à moins d'un mètre du museau de l'un deux. J'ai pu apprécier la froideur de leur regard. Plus loin on a aperçu plusieurs raies à aiguillons (stingray =? raie pastenague) qui sont également très grandes, avec un diamètre d'à peu près deux mètres. Pour la deuxième plongée du jour nous nous sommes mouillés à Manta Ray Bommie. Depuis la mésaventure de Bundaberg, je préfère ne faire qu'une plongée avec l'appareil photos par jour (pas de yoyo de pression avec les joints). Comme il fallait s'y attendre il y avait encore plus de choses à voir ici, des requins guitares, des raies aigles (rapides) un peu partout, des petites raies pastenagues à points bleus et des rascasses magnifiques. Pas de raies manta, ça n'est pas encore la saison. De retour sur la terre ferme et pour se remettre de nos émotions nous avons tous les trois fait un petit tour de la pointe de Stradboke que j'avais déjà photographier à outrance précédemment. Une chouette journée.

Etoile de mer = Linckia multifora; poisson = Némo = poisson clown [orange-fin anemonefish] = Amphiprion chrysopterus

Entacmaea quadricolor - Bubble-tip anemone
avec un crabe porcelaine.


Echinaster callosus - Warty star fish





Aulostomus chinensis - Trumpet fish

Carcharias taurus - Requin Taureau





Taeniura meyeni - Blotched Fantail Ray ou Pastenague à Tâches Noires



mercredi 26 septembre 2007

Plantes des rues

Il fait vraiment "déjà" trop chaud et les parcs alentours me procurent un peu d'air, ici à Guyatt parc. L'humidité est là également ce qui fait la joie des moustiques apparemment. J'ai commencé à identifié les différentes plantes mais j'ai vite dû effectuer un repli stratégique en raison des incessantes attaques en piquées. Ils zont qu'à bien se tenir, Je reviendrais avec la bombe la prochaine fois, on verra qui se grattera!

Tabebuia Chrysantha - Golden Trumpet Tree (2 photos)


Castanospermum Australe - Black Bean, Moreton Bay Chestnut [indigène] (3 photos).



Eucaplyptus curtisii - Plunkett Mallee [indigène]

Déjà vu quelque part... mais où ?

Bauhinia variegata - Orchid Tree (2 photos)


Bauhinia galpinii - Red Butterfly Tree

Callistemon viminalis - Weeping Bottlebrush, c'est à dire un rince bouteille; La nature est tout de même bien faite ! [indigène]

Harpullia pendula - Tulipwood [indigène]

mardi 25 septembre 2007

Salade de Papaye Verte

Après avoir vu le film "L'odeur de la papaye verte" je me suis toujours demandé quel goût ça pouvait bien avoir cette fameuse papaye verte. L'ayant découvert complètement par hasard sur un étal (le carton indiquait "green pawpaw" mais les gens utilisent plutôt le terme "papaya") j'ai sauté sur l'occasion. J'ai trouvé la recette sur le blog d'un suisse qui propose de superbes photos agrémentant de nombreuses recettes. Le fruit est magnifique, remplit de ces multiples graines, il s'ouvre comme un sac surprise. Le goût est par contre un peu décevant, très absent (mais compensé par le nuoc mam et le soja dans la recette), la texture est assez ferme. Avec les noix de cajous à la place des cacahouètes l'ensemble était frais et bon.


dimanche 16 septembre 2007

Végétal

La météo a annoncé du mauvais temps mais il n'a jamais fait aussi beau depuis deux mois. Je décide d'explorer le deuxième jardin des plantes de la ville (c'est mon truc les jardins en ce début de printemps). La carte m'indique qu'il est bien plus proche que le premier que j'ai visité, mais il me faudra m'éloigner de la rivière ce que je n'ai pas encore souvent tenté. Mon aptitude à me perdre, reconnue internationalement, me laisse présager du pire. J'ai bien repéré le chemin sur la carte et j'arrive rapidement en vue du jardin, avec un tout petit problème néanmoins: la route qui m'en sépare est une autoroute (indiquée comme une route sur la carte, c'est pas ma faute!) que je ne peux donc pas traverser. Je longe donc cette autoroute pour trouver un passage pour la traverser. De toute évidence rien n'a été prévu pour se rendre à vélo dans cette partie de la ville. Je suis obligé d'emprunter des côtes de folies, ajouté au soleil de plomb, j'aurais vraiment préféré qu'il pleuve finalement. J'ai également un petit problème technique, le guidon se desserre (made in australia), coulisse et tourne. C'est assez étrange mais je me retrouve souvent avec les freins fasses à moi (à serrer avec les pouces) ce qui est assez gênant et scabreux. Donc c'est en pestant pas mal (et même plus si je me souviens bien) que j'arrive à l'entrer du jardin. Je suis un peu énervé pour le coup alors j'ai eu comme une frénésie de la gâchette, j'ai tout photographié, je pourrais faire un inventaire de la moitié du jardin. En tout cas il est très grand et très jolie. J'ai commencé par une ballade dans la partie herbes aromatiques avant de passer dans les herbes européennes (des vrais pâquerettes!), puis semi-arides, les cactées. La partie réservée aux fougères est impressionnante, je ne pensais pas que celles-ci pouvaient devenir des arbres, de grands arbres même. J'arrive dans une serre qui est magnifique et où je croise avant de sortir un cacaotier (avec ces graines de cacao, cf photo). Un jardin japonais est organisé dans un coin et je fait un tour dans une des deux "forêts humides" (un ficus aux fruits bizarres et des arbres à très grandes grandes feuilles). Le voyage de retour fut également assez long, la prochaine fois je prendrais le bus.