Depuis quelques jours un ami de Stoyan, Roumen, occupe le salon et a été invité à travailler trois mois à l'Université. A la télévision j'ai vu au journal un reportage sur la migration de baleines à bosses dans la baie de Moreton. Cette année elles sont exceptionnellement nombreuses, à tel point que le commentateur pense que les japonais viendront faire leur "prélèvement" dans ce groupe. De juin à octobre (hiver) les baleines remontent de l'antarctique pour aller mettre bas au printemps dans les régions côtières subtropicales (tel qu'au large de Mackay ou des îles Whitsunday). J'y vois une occasion de quittée l'ambiance surpeuplée de l'appart et de prendre un peu l'air. Aucun des deux autres occupants n'a voulu m'accompagner, ils n'y voient aucun intérêt et puis il faut qu'ils aillent travailler (un dimanche!). J'ai donc pris ma casquette et ma crème solaire, puis le train et deux bus avant d'arriver à Redcliff où m'attendait le gros bateau pour lequel j'avais réservé un ticket la veille. Son prix était prohibitif, proportionnel à la taille du navire, mais c'est la seule compagnie à faire du whale watching dans les environs. Tels de fiers capitaines nous scrutons avec avidité l'horizon dès la sortie du port. Au bout d'une demi-heure les capitaines sont moins nombreux sur la passerelle, les autres sont au bard sous le pont... Il n'y a pas de vent du tout et c'est impressionnant car l'eau reflète tout, des groupes d'oiseaux semblent voler au-dessus d'un miroir. Par contre dès que l'on passe l'entrée de la baie les vagues reviennent normalement faire rouler le bateau. Les premiers mastodontes sont repérés grâce à leurs puissant jets et le bateau avance doucement pour qu'ils s'habituent à sa présence. Les baleines et les baleineaux ne sont finalement pas très farouches, ils s'approchent facilement et viennent carrément se faire admirer et lancer des oeillades aux spectateurs. Il ne faut d'ailleurs pas hésiter à faire du boucan et à agiter les bras, elles ne voient pas très bien mais ont une bonne ouie. Les adultes mesurent entre 12 et 16 mètres et pèsent en moyenne 36 tonnes, ce qui ne les empêchent pas d'être très rapides et agiles. On a même eu droit à quelques chants et à des sauts mais ceux-ci assez loin. La capitaine commente au micro, elle nous parle de la baleine blanche, Migaloo, mais on ne l'a pas aperçu cette fois ci.









