samedi 17 mars 2007

Plongée à Flinders

J'ai également effectué ma deuxième sortie plongée avec le club de plongée de l'université. L'objectif est cette fois le banc de corail de Flinders situé au nord de Straddie island (voir le 4 mars 2007). La journée est magnifique, grand soleil, pas de vent, la mer plate et transparente comme du cristal. En ce penchant sur le bateau en marche les fonds se distinguent nettement, les bancs de sable et les rochers défilent. Au site de plongée un ballet de poisson nous attendait. Certains sautent hors de l'eau, des bancs passe sous le bateau et une tortue nage paresseusement pas très loin. L'eau est bleu sombre, comme je m'imagine le pacifique. De la vie partout partout, je suis content d'être dans cette carte postale, même si le soleil tape très très dur et que le mal de mer n'est pas très loin. Flinders est un site protégé et bien organisé. Des bouées ont été placées un peu partout pour éviter aux bateaux de larguer une ancre qui pourrait ravager le fond. Nous descendons le long du filin de la bouée et commençons à découvrir ce joli pays sous-marin. L'eau est si clair. Tout l'espace est occupé, la quantité de poisson se mesure en densité. Les petits ne sont pas farouches et se laissent approcher mais les gros restent à l'écart. Au pieds de la bouée plusieurs perroquets montent la garde. J'explore les coraux cerveaux et branchus (ça coupe et ça ce casse facilement), avec au milieu une jolie surprise, une tortue endormie. On passe dans une zone à faible profondeur où les couleurs éclatent. Après quelques dizaines de minutes dans ce petit paradis on retourne à la surface. La bateau fait ensuite le tour du banc pour s'amarrer au-dessus d'un site plus profond. A cette profondeur les couleurs sont absentes mais j'ai pu observer de jolies choses, des coraux plateaux et de larges concrétions qui forment des colonnes regroupées sur un cercle. De retour au port, on dévore de de gros fish and chips sous le regard envieux de gros pélicans.

























dimanche 11 mars 2007

Du sable, du sable - 2

-- Suite du message précédent, hum ce qui semble assez dans la logique des choses :) --

Je suis réveillé de bon matin, ce qui me permet d'assister à un magnifique levé de soleil sur la mer. De nombreuses bestioles sont piégées dans le sable. Il est interdit de ce baigner car il y a trop de requin, ce qui est bien dommage. De retour à la station j'ai la chance d'apercevoir des dingos. Ceux-ci sont également dangereux car ils se sont habitués aux humains et n'hésitent pas à les attaquer quand ils sont suffisamment nombreux. Ceux que j'ai vu étaient plutôt du genre craintif. Plus tard le bus nous lâche dans la forêt humide qui occupe le centre de l'île. Les arbres sont immenses, tout particulièrement le Satinay, un arbre géant qui a été surexploité pour la construction de mâts de bateaux car son bois très dur est d'une rectitude absolue et sans noeuds. Un cours d'eau chemine à côté du passage au milieu des arbres colonisés par des lianes et des saprophytes. La forêt pousse directement dans le sable ce qui en fait un écosystème unique au monde. Tout ce qui tombe des arbres est rapidement dégradé avant d'être réassimilé. Certaines fourmis sont énormes (environ 2cm). La dernière étape du voyage est le lac McKenzie et sa plage ultra blanche.Je nage un moment dans son eau minérale mais le soleil est décidément trop mordant. Dans le fond du las ce trouve une boue noire et dense. Elle permet d'adoucir la peau mais après m'en être tartiné je l'ai trouvé plus difficile que prévu à nettoyer. Finalement c'est le retour. Nous avons pu voir quelques dauphins sur la barge qui nous ramenait sur le continent.




















samedi 10 mars 2007

Du sable, du sable

L'île de Fraser contient plus de sable que le Sahara! C'est aussi un paradis d'après son nom aborigènre (K'gari). Elle ne possède pas de routes et le 4x4 est indispensable. On peut en louer mais il faut déjà être un peu aguerri pour ne pas se retrouver englué dans le sable, perdu quelque part (la population de l'île est pour ainsi dire inexistante). J'ai préféré participer à un voyage organisé qui proposait de parcourir l'île en bus 4x4. Ambiance colo de vacances, un gros groupe de jeunes français en voyage "linguistique" font l'animation. Sympathique puis moins sympathique. J'aurais préféré des japonais, au moins je n'aurais pas compris les remarques débiles. Le passage sur l'île se fait de manière assez incongrue, des barges nous attendent sur la plage et le bus débarque directement sur la plage, opération commando. Le bus roule pendant deux heures le long de la ligne d'eau sur la plage sans fin qui fait tout l'Est de l'île. Les vagues s'affalent inlassablement et le bout de la plage se perd à l'horizon. Cette plage est l'autoroute de l'île et également son aéroport. Le bus s'arrête devant une belle épave mangée de rouille, le Mateno. C'était un bateau de passagers qui s'est échoué (à vide) lors d'un cyclone en 1935. Pas très loin se trouve des falaises avec d'étranges motifs rouges, les Pinnacles. Elles sont un lieu sacré pour les aborigènes qui utilisaient également le sable rouge comme pigment. L'arrêt suivant est la crique d'Eli où je parcours à pieds un petit cour d'eau créé par une résurgence d'eau dans le sable. La végétation y est très variées et dense, ce qui permet de me rafraîchir un peu. Nous passons la nuit dans une des rares stations touristiques qui constituent d'ailleurs ses seules habitations en dur du coin.